|
Sûrement un des plus gros bonnet du sport kiwi, Jean-Claude commence par pratiquer le ski. Se rendant vite compte que ce sport ne lui permet pas d'exprimer pleinement son potentiel de glisse, J.-C. décide de créer, à 35 ans, sa propre chapelle au sein de l'église " ski ". N'ayant pas peur de braver les esprits obtus de la glisse, Jean-Claude fonde le skiwi dans lequel il excelle rapidement. Alternance de ski et de lourdes chutes, ce sport extrême se caractérise par le port ostensible d'un bonnet en fourrure de kiwi (en hommage à son créateur) accompagné de plâtres sur plusieurs parties du corps. Notre champion, rêvant de rencontrer la gloire, comme ce poteau de téléski lors d'une de ses plus belles descentes, se bat depuis des années pour la reconnaissance de ce sport comme discipline olympique. Et en effet, l'homologation du skiwi par le Comité International Olympique permettrait certainement à Jean-Claude, véritable prodige, de récolter des médailles aussi nombreuses et variées que ses fractures. C'est ainsi que, soutenu par une fédération (la Fédération Française de SKiwi) forte de un licencié*, il exerce depuis 15 ans une pression de tous les instants sur le CIO. Car qu'on se le dise, Jean-Claude ne reculera devant rien pour pouvoir porter haut les couleurs de la France aux prochains jeux olympiques d'hiver. Et ce n'est pas les " casse-couilles " et autres " pauvres merdes " de quelques jaloux de son statut de génie du skiwi qui l'empêchent d'appeler plusieurs fois par jour les membres du CIO. En attendant, son fan club (Gérard) vous attend pour aller admirer ce talent sur les pistes ou le rencontrer entre deux descentes, dans sa chambre d'hôpital. Et prenons-nous à rêver de voir bientôt en bas des pistes, notre bel athlète trônant sur la plus haute marche du podium, vacillant d'émotion et de douleur, accompagné de celles sur qui il a toujours pu compter : ses béquilles. * La FFSK comptait il y a peu deux fois plus de licenciés mais elle a perdu la moitié de ces membres (Robert) suite à une crise interne. En effet, trouvant le skiwi trop extrême, cette branche de modérés a décidé de fonder le sku (FFSKu) où au lieu de chuter lourdement, on tombe, aussi légèrement que possible, sur le postérieur. |